Élisabeth Camirand - Entrevue

Le 20 octobre 2016, j'ai eu la chance de faire une entrevue en face à face avec l'auteure Élisabeth Camirand, juste avant le lancement du troisième tome de sa série KAÏSHA, L'enfant des cinq mondes.

Merci Élisabeth pour ta gentillesse et ta disponibilité. J'ai pris plaisir à mieux te connaître. Tu m'as donné envie de découvrir ton univers. 

Qu'est-ce qui t'a fait faire le saut dans le domaine de l'écriture ?

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé lire, mais j'ai commencé à écrire vraiment quand j'avais douze ans. À quatorze ans, j'ai écrit techniquement mon premier roman qui fait une centaine de pages Word. Quand je le relis aujourd'hui, c'est très drôle! Sinon, pendant l'adolescence, j'ai écrit des débuts de roman, des projets que j'ai abandonnés, d'autres où je n'étais pas à l'aise pour continuer. À dix-neuf ans, j'ai écrit KAÏSHA et là, je savais que j'allais obtenir une série que j'allais pouvoir porter jusqu'au bout, que j'étais prête à développer.

Au départ, c'était parti de l'idée de raconter des histoires. Je suis une conteuse dans l'âme. Je veux faire rêver les lecteurs, je veux les faire voyager à travers KAÏSHA.

 

Est-ce que tu as un processus de création ? 

Me botter dans le derrière. lol

Je n'ai pas écrit mille séries, donc je ne peux pas dire que j'ai une stratégie que j'ai utilisée dans toutes mes séries. KAÏSHA est pas mal mon seul exemple. C'est une série que j'ai beaucoup développée avant de l'écrire. J'ai vraiment réfléchi à l'univers, je l'ai développé et quand je me suis sentie certaine que c'était assez complet pour tenir en lui-même, là j'ai commencé à rédiger. Et au jour le jour ma technique d'écriture c'est vraiment m'obliger une fois par semaine à m'allouer plusieurs heures où je vais m'assoir et écrire parce que si j'attends le moment où l'inspiration va me frapper, je n'écrirai jamais. lol

Il y a des journées où cela ne marche pas, mais souvent ce n'est pas le fait que cela soit cette journée en particulier où je bloque. C'est qu'à ce moment-là dans l'histoire, je suis bloquée. Que j'écrive aujourd'hui ou demain, je vais être bloquée à cette partie-là et il va falloir que je travaille, que je me force à rester dessus pour trouver ce qui bloque et comment le débloquer.

 

Lectrice déguisée en Ko-Bu-TsuEst-ce que tu suis un plan ?

Oui, j'ai un plan qui s'est précisé au fur et à mesure que je rentrais dans la série. Quand j'ai commencé le premier, c'était un plan très large, c'était un squelette de l'histoire. Je savais où aller du point A au point Z et j'avais quelques points dans la série que je savais qui allaient être en place et le reste, je me laissais beaucoup de liberté. Les personnages m'ont guidée dans le reste, il y a beaucoup de choses qui ont changé dans la série par rapport à ce que j'avais prévu au début. Là, c'est sûr que je suis rendue dans la rédaction du dernier tome, tout est en place, la scène est mise, donc là le plan est très précis jusqu'à la fin du livre. Il y a beaucoup moins de place à l'improvisation qu'il y en avait quand j'écrivais le premier tome.

 

Justement en parlant du quatrième tome, as-tu déjà une date pour sa sortie ?

Pas du tout. J'aimerais le garantir en 2017, mais je ne m'avance pas, parce que mes lecteurs le savent, je suis étudiante à temps partiel dans un doctorat, c'est un programme extrêmement exigeant et j'écris des grosses briques. Cela me prend beaucoup de temps parce que je veux écrire une finale qui est digne de KAÏSHA, parce que je veux m'assurer que c'est vraiment la meilleure fin possible et pas juste la fin la plus rapide que je peux écrire. Je ne m'attends pas personnellement à avoir terminé de l'écrire avant l'été 2017, cela veut dire que la publication peut facilement aller à l'hiver 2018.

Je préviens encore et toujours mes lecteurs d'être patients pour ce dernier tome. Il va me prendre plus de temps que les précédents, c'est évident, mais j'espère que ça en vaudra la peine.

 

D'où te vient le nom KAÏSHA ?

Il y a beaucoup de noms dans la série qui ont des significations cachées. Je me suis énormément amusée à cacher des petits secrets dans la série que certains lecteurs ont commencé à deviner. Pour KAÏSHA, je voulais un nom unique. Je ne voulais pas un nom qui ait nécessairement une signification particulière quoique j'ai appris qu'en Japonais, KAÏSHA veut dire le mot entreprise, cela n'a aucun rapport (lol!). Sachez-le, ce n'était pas voulu. 

Le prénom KAÏSHA au sein de l'univers de la série, je voulais un nom qui sonne à la fois doux et fort, je voulais un nom qui reflète cette personne-là qu'est KAÏSHA et j'ai trouvé que le " KAÏ" du début annonce toute la force de ce personnage-là, sa volonté, même son côté plus téméraire, mais que le "SHA" de la fin avait une belle douceur dedans. Par rapport à l'histoire, c'est littéralement le mélange du nom de son père et de sa mère. Ce n'est pas une surprise, c'est expliqué au début du livre.

Peux-tu me parler un peu plus de ta série ?

L'univers de KAÏSHA tourne principalement autour de cinq grandes nations réparties autour de deux continents. Ce sont des nations qui vivent depuis plus d'un millénaire dans un mépris mutuel, mais aussi dans l'ignorance des uns des autres. Ce n'est pas qu'ils se détestent nécessairement ouvertement, c'est juste qu'ils ont toujours vécu séparés les uns des autres. La paix est maintenue comme ça, pourquoi changer. Et ça tient un climat dans lequel l'étranger est synonyme pas de danger, mais disons d'un inconnu effrayant. Tu ne veux pas savoir qui sont les gens des autres nations à un point tel que si tu vas dans la campagne d'une nation comme les Plaines, les gens auront de la misère à même te dire le nom des autres nations. Il y en a d'autres, mais on ne sait pas c'est qui. Dans un contexte comme celui-là, le problème est que les très rares fois où des gens de deux nations pourraient se rencontrer, ou pire avoir un enfant, ces enfants-là sont reconnus mondialement comme étant des erreurs de la nature. Ils sont surnommés les enfants de deux mondes et sont considérés comme des êtres immondes parce qu'ils n'auraient jamais dû venir au monde, leurs parents n'auraient jamais dû se rencontrer. C'est l'univers des cinq nations, un univers extrêmement intolérant,  xénophobe. On commence cette histoire-là avec KAÏSHA qui est bien évidemment un enfant de deux mondes.

 

Qu'est-ce qui t'a donné l'idée de créer ce monde-là ?

J'ai créé les cinq nations bien avant de créer KAÏSHA. C'est un peu étrange. Souvent, on pense que l'histoire vient avant l'univers, dans mon cas c'est l'inverse. J'étais fascinée par notre monde à nous et la manière dont nos climats ont influencé les cultures pour en faire des cultures diamétralement opposées. Des cultures nordiques ont beaucoup de choses en commun, mais sont complètement opposées aux cultures méditerranéennes par exemple. Et ça me fascinait. Je me suis demandé ce qui se passerait si on poussait ce concept-là à l'extrême. Des nations qui ne sont que définies par un climat spécifique et les cinq nations sont nées comme ça. C'est en réfléchissant, en développant leur culture, en regardant comment ils étaient irréconciliables qu'un peu naturellement, l'idée met venue. Qu'est-ce qui se passe si des gens de deux nations ont un enfant ensemble ? Cet enfant-là est métis. Dans un monde aussi intolérant, cet enfant-là ne peut avoir sa place nulle part. KAÏSHA est née comme ça.

Élisabeth Camirand - Entrevue

Comment imagines-tu tes lecteurs ?

Honnêtement quand j'ai écrit KAÏSHA, je ne l'ai pas écrit dans le but d'être lue. Au début, je l'ai écrit parce que j'avais cette idée-là qui m'obsédait et je voulais me la sortir de la tête. Je voulais la mettre sur papier et j'ai écrit un livre que j'aurais aimé lire. J'ai écrit un livre que si moi, j'étais une lectrice et que je lisais l'histoire pour la première fois, elle m'aurait attiré, intriguée. J'aurais voulu en savoir plus. Au final, j'ai écrit pour une fille de 19 ans qui aime beaucoup Harry Potter et qui est un peu Tom Boy sur les bords. J'ai créé une héroïne qui est dans univers d'action, c'est évident. Je maitrise très mal les histoires d'amour, j'ai besoin de conseil dans ce côté-là. 

J'ai donc écrit un livre pour viser les jeunes adultes pour au final me rendre compte que j'ai autant de lecteurs qui ont 11-12 ans que d'adultes. C'est une belle surprise pour moi, je suis super contente.

 

Quelle serait la meilleure critique ou le meilleur commentaire que tu pourrais recevoir sur tes livres et qui te permettrait de dire que tu as accompli ton objectif ?

La question pour moi est divisée en deux. Dans les meilleurs commentaires que l'on peut me faire quand j'écris, ce sont les critiques constructives. Je les prends. J'ai des amis qui relisent mes manuscrits au fur et à mesure que je l'ai écrit. Et quand ils m'écrivent en disant, ah Eli, ce passage-là est trop long, ce passage-là, on est un peu perdu par rapport à ce que tu veux dire. Pour moi, c'est une excellente critique parce que cela me montre comment m'améliorer, qu'est-ce que je dois faire de plus, où est-ce que j'ai raté ma cible.

D'un autre côté, une fois que le livre est publié, qu'est-ce qui va me dire que j'ai atteint ma cible ? Je pense que c'est n'importe quel lecteur qui vient me voir et qui me dit, "J'avais l'impression d'être dans ton univers". J'ai beaucoup de lecteurs qui sont venus dans les salons du livre, dans des séances de signatures que j'ai faites et qui me disaient, "Je lisais et j'étais là, je pouvais voir les paysages. J'ai envie de découvrir les autres nations maintenant." Ces lecteurs-là, qui ont voyagé, qui ont réussi à rentrer dans cet univers-là et se le sont approprié, chacun d'eux, c'est mon plus beau compliment.  Chaque personne qui prend la peine de m'écrire pour me dire que je l'ai touché d'une manière ou d'une autre, il n'y en a pas un qui est meilleur que l'autre. C'est extraordinaire comme si c'était la première fois.

 

Quel est ton auteur favori ? Est-ce qu'il a influencé ton écriture ?

J'en ai tellement et pour des raisons différentes. En termes de «vouloir écrire dans ma vie», d'un jour me dire que moi aussi je voulais écrire des histoires, mon inspiration vient de Dominique Demers, que j'ai eu la chance de rencontrer au Salon du livre de Québec en avril dernier. Elle est la seule auteure à qui j'ai écrit quand j'étais petite. Je lisais beaucoup, mais elle je l'aimais tellement que j'ai pris la peine de lui écrire une lettre du haut de mes neuf ans. C'était compliqué à cette époque, il n'y avait pas Facebook, j'écrivais à la main. lol Et elle m'a répondu à l'époque et elle m'avait dit «qui sait peut-être seras-tu un jour auteure toi aussi». Quand j'ai su que j'allais être publiée, je lui ai réécrit et lui disant qu'elle ne se souvenait clairement pas de moi, mais que je lui avais écrit que j'avais neuf ans. Et elle m'a réécrit pour me dire que ça l'avait touché, qu'elle me souhaitait beaucoup de chance dans mon entreprise. Quand je l'ai rencontrée à Québec par la suite, elle se souvenait de ma lettre. Ça a été quelque chose d'extrêmement touchant. Elle a une influence clairement sur ma volonté d'écrire.

En termes de style, J. K. Rowling a une influence sur moi au sens où Harry Potter était le premier gros roman que j'ai lu quand j'étais petite et le premier roman qui m'a fait voyager au point où j'étais là dans l'histoire et elle m'a influencée au point de vouloir recréer ces univers-là dans ma série, à ma manière. Trouvez les bonnes descriptions pour que le lecteur ait assez de description de ma part de ce que je veux lui montrer, mais en même temps, je lui laisse assez de liberté pour qu'il le comble avec son imagination. Ça, c'est quelque chose que j'ai recherché à faire et J. K. Rowling m'a influencée là-dedans.

Ce sont les deux plus grandes auteures qui ont probablement le plus influencé ma démarche comme auteure.

 

Est-ce que tu lis quelque chose en ce moment ?

Pas là en ce moment. Depuis que j'ai commencé à écrire, je lis de moins en moins. C'est le paradoxe de l'auteur et dans mon cas de l'étudiante. J'aime prendre le temps de m'arrêter pour lire, je ne suis pas du genre à lire trois pages et laisser le livre. Quand je lis, c'est trois heures d'affilée et je n'ai pas le temps de le faire ces temps-ci.

Par contre, pour la journée du 12 août, "Achetez un roman québécois", j'ai été à la librairie le Fureteur et j'ai pris leur recommandation. Je leur ai dit que je cherchais justement un thriller. Ça faisait longtemps que je n'en avais pas lu et j'étais dans cette humeur-là et ils m'ont recommandé un tout petit livre, mais qui est excellent. Il s'appelle Anabiose de Claudine Dumont qui vient d'être publiée aux éditions XYZ. C'est un thriller dans lequel on suit une jeune femme qui a été enlevée par on ne sait pas qui ni pourquoi. Elle se retrouve dans une salle dénudée avec seulement un matelas et un pichet d'eau. Elle ne sait pas pourquoi elle est là. On la suit à travers ses yeux, à travers sa perception dans cet emprisonnement-là. Qu'est-ce qu'ils vont faire avec elle ? Est-ce qu'elle est en danger ? Peut-être que oui, peut-être que non. On est en haleine du début à la fin. Ça prend trois heures à lire littéralement. Ça m'a bouleversée, c'est resté dans ma tête, j'ai adoré. C'est son premier roman en plus.

 

Quel est ton dernier coup de coeur ?

Ce serait vraiment celui-là. Ce n'est pas juste parce que c'est le dernier livre que j'ai lu, il était vraiment excellent. J'ai découvert un nouveau style d'écriture avec elle que j'aime énormément et que je n'étais pas habituée à lire. C'était un peu déstabilisant au début, mais une fois que l'on s'habitue, elle nous met littéralement dans les pensées du personnage. Cela veut dire que parfois les phrases sont extrêmement courtes, parfois c'est juste un mot. Au début, c'est un peu déstabilisant, mais quand tu t'y habitues, tu as vraiment l'impression de réfléchir à la place du personnage et c'est très intéressant. J'étais stressée, mon chat a sauté sur le lit et j'ai sursauté.

PS : Merci Élisabeth, tu m'as donné envie de lire ce livre. 

 

Peux-tu me donner une anecdote en tant qu'auteure ?

Oh monde dieu, il y en a tellement ! La plus récente, j'ai un écureuil qui est devenu mon ami cet été parce que j'écrivais dans ma cour.

J'en ai une qui est très touchante. C'est une anecdote qui n'est pas aussi drôle, mais qui m'a  énormément touchée. J'ai une maman qui m'a écrit en septembre dernier (2015). Elle était dans les premiers lecteurs à m'écrire sur ma page Facebook. Quand elle m'a contactée, cela faisait quelques mois que le livre était sorti, les gens commençaient à le connaître et elle avait acheté ce livre pour sa fille qui est aspergée parce qu'elle se l'était fait recommander par la libraire. Elle m'a expliqué que sa fille a beaucoup de difficultés à se connecter avec les gens de sa classe parce qu'elle se sentait différente. Quand elle a lu KAÏSHA, ça l'a aidé parce qu'elle s'est tellement identifiée à KAÏSHA et à sa différence à elle que ça l'a aidé à mieux s'accepter, à mieux s'exprimer avec ses pairs en classe. Sa mère a pris le temps de m'écrire pour me remercier. J'ai lu le message et je suis partie à pleurer dans mon salon. Tu écris et tu espères faire voyager tes lecteurs, tu espères qu'ils aiment leur voyage avec toi, mais que quelqu'un t'écrive et te dise que tu as changé une vie avec tes mots, c'est un sentiment extrêmement puissant. Je les ai rencontrées à Québec, et mon dieu, on avait toutes les trois les larmes aux yeux juste à se voir. C'est probablement ma plus belle anecdote.

 

Comment évalues-tu la place des auteurs dans les médias québécois ?

Je suis critique par rapport à ça. Je trouve qu'au Québec, on est un petit marché de livres, mais un grand marché de lecteurs. Les Québécois aiment lire, ça paraît dans les salons du livre, dans les blogues littératures sur Facebook, ça paraît dans les rétroactions que l'on a nous comme auteurs des gens qui nous écrivent. Les Québécois sont de bons lecteurs, c'est extraordinaire !

Le problème, c'est qu'on a tellement peu de place dans les médias. C'est sûr que ce n'est pas évident de parler de livres à la télé, mais n'empêche il y a tellement peu de place qui est faite pour les livres et surtout peu de place pour les découvertes, les nouveautés. Ce sont très souvent les mêmes auteurs qu'on voit, ils peuvent faire un travail extraordinaire, je ne leur enlève absolument rien, mais veut veut pas quand ce sont toujours les mêmes qui ont la publicité, cela fait en sorte que ce sont les mêmes qui vont être montré dans les librairies, qui vont avoir la meilleure place et je m'inclus là-dedans, tous les petits auteurs ont devient vite oublié, les librairies vont vite ramener nos livres dans les entrepôts parce que tout simplement, ils considèrent qu'on n'est pas assez connu. Et ça, ce n'est pas juste dans les médias, c'est aussi le cas dans les grandes surfaces. Les librairies indépendantes font un effort extraordinaire pour mettre en avant les nouveautés québécoises et les petits auteurs. Et mon dieu que je ne peux pas faire assez l'éloge des librairies indépendantes tandis que les grandes chaînes vont vendre les gros noms, ceux qui sont déjà connus avant même d'arriver et les petits auteurs vont avoir une ou deux copies sur la tablette et après trois mois être renvoyé à l'entrepôt. Ce n'est pas beaucoup et c'est triste parce qu'on manque de belles occasions. Je ne parle pas juste pour moi, je parle pour tellement d'auteurs que je connais qui ont des oeuvres qui sont belles, qui méritent d'être connues, mais qui ne le seront peut-être jamais parce qu'il n'y a pas un seul journaliste de Radio Canada qui les a contactés et ce n'est pas facile pour nous d'aller vers les journalistes mêmes si on essaye. Il y a peu de place qui est faite pour les nouveautés. C'est dommage ! 

Dans le domaine du fantastique, on dirait que le seul fantastique auquel on fait souvent la place au Québec, c'est si le fantastique est lié au terroir québécois, aux contes et légendes. On est capable d'offrir quelque chose de plus vaste. Même si on vient du Québec, on peut écrire un roman qui a la même envergure que les Harry Potter et les Games of Throne de ce monde. Ça mérite d'être exploré.

Il y a plein de belles initiatives organisées par les blogueurs, on ne peut qu'être optimiste que cela ne va aller qu'en augmentant.

Élisabeth Camirand - Entrevue
Élisabeth Camirand - Entrevue

Remarques

Les photos ont été prises lors du lancement de "L'enfant des cinq mondes" à la librairie Le Fureteur de Saint-Lambert

La demoiselle sur la photo est une lectrice déguisée en  Ko-Bu-Ts. Elle a conçu le custome elle-même et c'est très réussi.

P.S. : Si vous voyez une faute d'orthographe, dites-le-moi en commentaire. Merci

Loofthewood 05/11/2016 15:02

Très intéressante ton interview :)

Pascale 05/11/2016 15:20

Merci ! J'ai beaucoup aimé le concept.

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